Compétition "Vision Jeune"

Les étudiants du lycée alternatif Black Rock n’ont plus aucune chance d’obtenir un diplôme dans un lycée traditionnel. Une équipe pédagogique extraordinaire s’est donné une mission : révéler le potentiel de ces jeunes que le système a jugé causes perdues.
Un matin, Emma se réveille face à un cauchemar. Son e-mail a été hacké, les photos de nu qu’elle avait envoyées à son copain sont désormais sur des sites pornos, avec son nom, son adresse et son e-mail. Trois ans plus tard, Emma en a assez et se venge de manière surprenante.
2009. Zaineb a neuf ans et vit avec sa mère et son petit frère à Tunis. Son père est décédé dans un accident de voiture. Après le deuil, un nouveau choc l’attend: sa mère tombe amoureuse d’un homme qui déménage au Canada. Mais ce pays ne lui inspire pas confiance et puis, Zaineb n’aime pas la neige… Kaouther Ben Hania, la réalisatrice, capture habilement la charge émotionnelle du quotidien. Traité avec beaucoup de délicatesse, ce film dresse le portrait d’une adolescente face à un bouleversement.
Les taxis en Iran sont un endroit qui permet un partage d’idées politiques et sociales. On y entend de réelles histoires, de source sûre. Le réalisateur Mahmoud Rahmani conduit un taxi au sud d’Ahwaz, sa ville natale, afin de dresser un portrait de la société et de ses paradoxes comme on ne les voit pas souvent. Pour lui, les clients et les paroles échangées ont changé son taxi en une petite boîte dans laquelle de vraies histoires, des attentes et des douleurs sont exprimées sans retenue.
Roman et Sifredy sont frères jumeaux et ont à peine 20 ans. Adolescents, ils ont connu la fuite, les parcours d’insertion, la violence et les jugements. Dans des squats, des lieux secrets ou des lisières de bois, ils inventent leur propre vie, son langage et ses codes. La caméra à l’affût suit leur corps-à-corps quotidien avec l’exclusion. Sans visages floutés, ce documentaire dresse le portrait sensible et détaillé de ces deux frères et dépeint sur la complexité de ces figures de «délinquants» en puissance.
Ils ont treize ans, ils aiment le skate et rêvent d’échapper à la vie ennuyeuse, à l’école qui laisse peu de place aux rêves, et aux adultes qui ne rient plus. Ils dévalent les routes de leur village, entre la mer, la campagne et la ville. Oublier le collège, plaire aux filles et conquérir leurs pères, la vie est rude quand on a 13 ans. La Belle Vie dresse le portrait de jeunes garçons qui partagent leurs peines, leurs peurs et leurs batailles pour construire un monde meilleur.
Phong s’est toujours considérée comme une fille prise au piège dans un corps de garçon. Lorsqu’à vingt ans elle rejoint Hanoï pour entrer à l’université, elle découvre qu’elle n’est pas la seule à se sentir comme ça. Caméra au poing, Phong décide alors de vivre en accord avec elle-même et amorce une métamorphose qui l’amène à affronter les peurs de sa famille, à éprouver la valeur de ses amis, puis à découvrir, telle une adolescente, les jeux de séduction et la sexualité… Le film accompagne Phong au plus près jusqu’à son ultime décision : doit-elle subir une opération chirurgicale de réattribution sexuelle ?
Les enfants-soldats du Congo ont participé à l’un des plus grands conflits de ces dernières années, dont ils ont été à la fois victimes et bourreaux. Ils ont fait la guerre comme des grands et pourtant, ce sont des enfants. Dans un centre qui les accueille pour tenter de les ramener à la vie civile, une metteur en scène venue de Belgique les fait improviser sur des situations inspirées de leurs propres vies : de l’embrigadement à la délivrance, du viol à la perte d’êtres chers, rien n’est épargné. Mais les armes sont en bois. Et les enfants rient.