Portrait

Madame Saïdi dresse le portrait d’une vieille dame iranienne hors du commun. Mère de martyr et figure bien connue d’Ali Abad, son quartier populaire du sud de Téhéran, Madame Saïdi est devenue, sur le tard et à la surprise générale, une star de cinéma. Ce personnage excentrique et paradoxal au coeur d’une société complexe ne fait rien de ce que l’on pourrait attendre d’elle. Madame Saïdi est toujours prête à rire, et surtout, à jouer.
Un jeune homme de vingt-sept ans est atteint du syndrome d’Asperger, une forme d’autisme. Il est étudiant en Vidéographie. Il se livre ici dans cet autoportrait, tout autant documenté que touchant, sur sa maladie.
Ils ont treize ans, ils aiment le skate et rêvent d’échapper à la vie ennuyeuse, à l’école qui laisse peu de place aux rêves, et aux adultes qui ne rient plus. Ils dévalent les routes de leur village, entre la mer, la campagne et la ville. Oublier le collège, plaire aux filles et conquérir leurs pères, la vie est rude quand on a 13 ans. La Belle Vie dresse le portrait de jeunes garçons qui partagent leurs peines, leurs peurs et leurs batailles pour construire un monde meilleur.
A trente-quatre ans à peine, le réalisateur Simon Fitzmaurice apprend qu’il n’a plus que quatre ans à vivre. Au lieu de rester ébranlé par la douleur, il se rend compte que son plus grand défi contre la maladie est de réaliser son premier long métrage. Il puise donc ses forces dans ses désirs les plus profonds et, malgré son invalidité totale, il réalise My Name is Emily (2015), uniquement à l’aide de ses yeux grâce à la technologie de l’Eye Gaze. Ce film se transforme en un hymne à la vie, à l’importance de chaque seconde, de chaque relation, de chaque sourire. La force et l’envie de vivre peuvent-elles transformer la mort?
Phong s’est toujours considérée comme une fille prise au piège dans un corps de garçon. Lorsqu’à vingt ans elle rejoint Hanoï pour entrer à l’université, elle découvre qu’elle n’est pas la seule à se sentir comme ça. Caméra au poing, Phong décide alors de vivre en accord avec elle-même et amorce une métamorphose qui l’amène à affronter les peurs de sa famille, à éprouver la valeur de ses amis, puis à découvrir, telle une adolescente, les jeux de séduction et la sexualité… Le film accompagne Phong au plus près jusqu’à son ultime décision : doit-elle subir une opération chirurgicale de réattribution sexuelle ?
Oleg, 22 ans, n’est pas à la hauteur des attentes de sa mère, Marina. Elle pense qu’il est un “autiste fainéant”, il ne correspond pas à son idéal masculin. Oleg n’a pas d’amis et a peur d’une relation amoureuse ou sexuelle. Marina le soumet à toute une série de traitements plus absurdes les uns que les autres pour le tirer de son état léthargique. Oleg trouve finalement son salut dans une source inattendue : le théâtre.
Un homme refuse de quitter la zone interdite de Fukushima. Naoto Matsumura reste, malgré les radiations, pour reconstruire la terre de ses ancêtres. Les sacs de déchets s’alignent, marquant la frontière de la « zone rouge ». La décontamination continue, tentant d’effacer la mémoire en désossant les maisons ou raclant en vain le sol souillé. La végétation a repris possession de la ville envahissant le paysage et le cadre de ce documentaire, comme dans un film de science-fiction post-apocalyptique. Naoto est le dernier homme de Fukushima.
Les enfants-soldats du Congo ont participé à l’un des plus grands conflits de ces dernières années, dont ils ont été à la fois victimes et bourreaux. Ils ont fait la guerre comme des grands et pourtant, ce sont des enfants. Dans un centre qui les accueille pour tenter de les ramener à la vie civile, une metteur en scène venue de Belgique les fait improviser sur des situations inspirées de leurs propres vies : de l’embrigadement à la délivrance, du viol à la perte d’êtres chers, rien n’est épargné. Mais les armes sont en bois. Et les enfants rient.
Un jour, Jakob a changé : il se dit désormais Salafiste. Il s’est trouvé une nouvelle croyance qui prévaut maintenant sur tout le reste. Avec sa caméra, son frère Eli tente de comprendre d’où vient ce changement de coeur et d’esprit et ce qu’il signifie. Il accompagne Jakob a sa mosquée, apprend à connaître ses nouveaux frères et rencontre sa femme. Brother Jakob dresse le portrait intime de deux frères à la recherche d’une vérité.
Another Year capture treize dîners de la famille d’un ouvrier chinois migrant pendant une période de quatorze mois, soulignant, grâce au passage du temps, tout le mystère et la beauté du quotidien. Entre joies, frustrations et luttes pour survivre, ces treize séquences rendent compte de manière saisissante de la réalité des relations entre les différents membres de cette famille tri-générationnelle et illustrent finalement les challenges socio-économiques auxquels fait face une grande partie de la population chinoise.

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