Portrait

Les 38 électeurs qui habitent « The Great Gate », un village bulgare presque déserté à la frontière avec la Turquie, doivent élire un nouveau maire. Parmi les candidats, Ivan le facteur a un plan pour donner une deuxième vie à son village : accueillir les réfugiés syriens qui traversent chaque jour la frontière à quelques pas du village. En suivant les campagnes des trois candidats, ce film dresse le portrait tragi-comique d’un village endormi soudainement secoué par la crise européenne.
Sous le régime de Pinochet, Jorge est enrôlé de manière extrêmement violente par les services secrets chiliens pour qu’il travaille pour eux. Il s’échappe et devient caméraman de guerre en Belgique. Aujourd’hui, son fils a besoin de savoir qui est son père, et réalise un voyage à travers l’enfer du passé.
Simone, 89 ans, n’a pas peur de l’Autre et refuse le repli sur soi. Sa volonté de faire un geste pour les demandeurs d’asile l’amène à se lier d’amitié avec Nafisa et Mohammad, un couple d’Afghans ayant fui leur pays.
Un matin, Emma se réveille face à un cauchemar. Son e-mail a été hacké, les photos de nu qu’elle avait envoyées à son copain sont désormais sur des sites pornos, avec son nom, son adresse et son e-mail. Trois ans plus tard, Emma en a assez et se venge de manière surprenante.
Zineb El Rhazoui, militante et journaliste, était absente des bureaux de Charlie Hebdo le 7 janvier 2015, jour où un attentat meurtrier fut lancé contre eux. Depuis, elle est la femme la mieux protégée de France. Pour ses opposants, rien n’est pardonné.
Samantha, une chanteuse malchanceuse, vit seule dans un quartier défavorisé de la Nouvelle Orléans. La journée, elle travaille comme soignante pour personnes âgées. La nuit, elle se transforme en “Princess Shaw”, bricolant des clips a capella sur Youtube qui n’atteignent souvent qu’une poignée de vues. Samantha ne s’imagine pas qu’à l’autre bout du monde, un admirateur secret et talentueux est sur le point l’exposer à des millions d’auditeurs.
Tout peut arriver sur les routes, surtout en Russie. Tout est enregistré par une caméra de tableau de bord. Cette mosaïque fascinante d’aventures bitumeuses nous dresse un portrait absurde, drôle et intime de la Russie.
Village People est un portrait intime et philosophique de petits villages du nord-ouest de la Bulgarie, pays le plus pauvre de l’Union européenne. C’est un film en mosaïque, offrant un bout de vie de la Bulgarie rurale. Le « petit peuple » se livre sur des sujets pas si petits que ça : les vaches, la vie, la foi, la mort, les avantages des chiens et des souris, le besoin de maîtresses blondes, l’existentialisme de Jean-Paul Sartre, la pêche, les vieux diseurs de bonne aventure, et le vent.
Brankica arpente sans relâche le « mur de la mort » sur sa moto, défiant depuis l’enfance la gravité, le temps d’un spectacle. Sa vie est rythmée par les fêtes foraines et l’existence nomade des vendeurs de divertissement et de « rêve » ; un quotidien modeste fait de répétitions. Ses frères sont désormais morts ou ont été blessés et les temps glorieux semblent révolus. Tel le regard d’un enfant ayant grandi, l’excitation a cédé le pas à la peur et à l’urgence de la nécessité. Mladen Kovačević livre un portrait bienveillant et visionnaire d’une aventurière semblant condamnée à jamais à rouler ou à trébucher.
Mon premier rôle tisse les portraits croisés de deux amies, Mathilde et Nina, de leurs 17 à 20 ans. La fin de leur scolarité les inquiète, car des choix à faire pour leur avenir se posent. Le film les accompagne face aux pressions sociales qu’elles rencontrent (la compétition, l’échec et la réussite, la menace du chômage). Dans ce contexte, leur cours de théâtre apparaît comme une vraie bouffée d’oxygène, un espace de liberté, d’expression, de construction de leur personnalité.

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