Identity

Bassam Ayachi, Syrien, vit en Europe avec sa femme française depuis les années 1960. Lorsque les tensions montent au Moyen-Orient et que la rébellion se dresse contre le président syrien, le fils de Bassam, Abdelrahman, décide de rejoindre la résistance syrienne afin de défendre son pays. Le réalisateur, Stéphane Malterre, a suivi cette famille de près pendant trois ans, accompagnant le fils jihadiste dans ses campagnes.
Une mère et une fille sont liées par des émotions douloureuses, compliquées. Elles font la rencontre d’une troisième personne : un thérapeute qui devient l’intermédiaire des nons-dits. Le réalisateur et sa caméra prennent part à leurs sessions thérapeutiques. Au fil d’une conversation intime entre ces trois personnes, de vieilles blessures et des émotions profondément enfouies refont surface.
2009. Zaineb a neuf ans et vit avec sa mère et son petit frère à Tunis. Son père est décédé dans un accident de voiture. Après le deuil, un nouveau choc l’attend: sa mère tombe amoureuse d’un homme qui déménage au Canada. Mais ce pays ne lui inspire pas confiance et puis, Zaineb n’aime pas la neige… Kaouther Ben Hania, la réalisatrice, capture habilement la charge émotionnelle du quotidien. Traité avec beaucoup de délicatesse, ce film dresse le portrait d’une adolescente face à un bouleversement.
Zona Franca est une vaste étendue de centres commerciaux désuets au cœur de la province chilienne du détroit de Magellan. Ce territoire originel, devenu une vitrine de la société marchande, fait face à de nombreux touristes en quête de bouts du monde. Cependant, un chauffeur routier, un chercheur d’or et une jeune vigile résistent. La violence profondément enracinée dans cette terre ressurgit soudainement lorsqu’une grève paralyse la région.
Roman et Sifredy sont frères jumeaux et ont à peine 20 ans. Adolescents, ils ont connu la fuite, les parcours d’insertion, la violence et les jugements. Dans des squats, des lieux secrets ou des lisières de bois, ils inventent leur propre vie, son langage et ses codes. La caméra à l’affût suit leur corps-à-corps quotidien avec l’exclusion. Sans visages floutés, ce documentaire dresse le portrait sensible et détaillé de ces deux frères et dépeint sur la complexité de ces figures de «délinquants» en puissance.
Madame Saïdi dresse le portrait d’une vieille dame iranienne hors du commun. Mère de martyr et figure bien connue d’Ali Abad, son quartier populaire du sud de Téhéran, Madame Saïdi est devenue, sur le tard et à la surprise générale, une star de cinéma. Ce personnage excentrique et paradoxal au coeur d’une société complexe ne fait rien de ce que l’on pourrait attendre d’elle. Madame Saïdi est toujours prête à rire, et surtout, à jouer.
Ils ont treize ans, ils aiment le skate et rêvent d’échapper à la vie ennuyeuse, à l’école qui laisse peu de place aux rêves, et aux adultes qui ne rient plus. Ils dévalent les routes de leur village, entre la mer, la campagne et la ville. Oublier le collège, plaire aux filles et conquérir leurs pères, la vie est rude quand on a 13 ans. La Belle Vie dresse le portrait de jeunes garçons qui partagent leurs peines, leurs peurs et leurs batailles pour construire un monde meilleur.
Phong s’est toujours considérée comme une fille prise au piège dans un corps de garçon. Lorsqu’à vingt ans elle rejoint Hanoï pour entrer à l’université, elle découvre qu’elle n’est pas la seule à se sentir comme ça. Caméra au poing, Phong décide alors de vivre en accord avec elle-même et amorce une métamorphose qui l’amène à affronter les peurs de sa famille, à éprouver la valeur de ses amis, puis à découvrir, telle une adolescente, les jeux de séduction et la sexualité… Le film accompagne Phong au plus près jusqu’à son ultime décision : doit-elle subir une opération chirurgicale de réattribution sexuelle ?
Un jour, Jakob a changé : il se dit désormais Salafiste. Il s’est trouvé une nouvelle croyance qui prévaut maintenant sur tout le reste. Avec sa caméra, son frère Eli tente de comprendre d’où vient ce changement de coeur et d’esprit et ce qu’il signifie. Il accompagne Jakob a sa mosquée, apprend à connaître ses nouveaux frères et rencontre sa femme. Brother Jakob dresse le portrait intime de deux frères à la recherche d’une vérité.
Le réalisateur néerlandais Alex Pitstra, né Karim Alexander Ben Hassen, a 25 ans lorsqu’il reçoit une lettre de son père tunisien qu’il n’a pas vu depuis sa plus tendre enfance. Alex décide de se rendre en Tunisie pour tenter de construire une relation avec sa famille élargie et convainc sa demi-soeur suisse de le suivre. S’ensuit une aventure de 10 ans pour renouer avec les différences culturelles et son identité. Quel rôle doit-il jouer en tant qu’enfant de deux cultures ?

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