L'Objectif d'Or est attribué à The Other Side of Everything

"Muhi - Generally Temporary" et "Almost Heaven" récompensés
Prix du Meilleur film belge pour Blue Orchids
"Où nous mène la croissance exponentielle de la technologie ?"
"Toute son histoire n'est que la préparation de son grand rêve"

 

Le Jury International était composé de Jacques Bidou – Président (France), Boris Karadzhev (Russie), Leontina Vatamanu (Moldavie), Kim Dong-won (Corée du Sud) et Antonio Vigilante (Italie).

 

L'Objectif d'Or est attribué à The Other Side of Everything de Mila Turajlic.

 

Un film qui surprend avec une cinématographie très forte avec une maturité et la complexité de la narration. Un film qui part de l'intime extrême, de l'amour d'une fille pour sa mère et qui en partant de la petite histoire nous plonge dans la Grande histoire. C'est un film qui nous permet  de découvrir l'histoire d'un pays et les grands changements radicaux qui ont marqué le 20e siècle et qui ont marqué la vie de plusieurs générations.

 

 

 

 

A Belgrade, un appartement divisé en deux reflète le parcours d’une famille qui tente de transmettre de « petites pièces d’histoire » d’un pays qui a connu le communisme, la guerre civile et une révolution dans laquelle Srbijanka Turajlic a joué un rôle majeur. Son appartement a été partagé par le gouvernement communiste alors qu’elle n’avait que deux ans, et la porte qui menait aux autres pièces a été verrouillée. Soixante ans plus tard, au moment où sa fille Mila commence à filmer ce documentaire, elle est toujours fermée. La nouvelle génération pourra-t-elle enfin ouvrir la porte ?

 

Née à Belgrade, Mila Turajlić est une cinéaste, scénariste, productrice et assistante de réalisation serbe. Elle avait initialement souhaité se tourner vers une carrière politique avant de considérer l’activité artistique comme une arme plus subversive et efficace. Dès lors, elle a choisi la voie du cinéma documentaire.

 

 

L'Objectif d'Argent - Prix pour le développement durable est attribué à Thank You for the Rain de Julia Dahr.

 

C’est un film où le personnage principal devient lui-même réalisateur et caméraman. Ce qui est remarquable dans le film, c’est qu’il traite du changement climatique depuis une perspective globale jusqu’à une perspective plus individuelle. Comment le changement climatique influence la vie d’une famille, d’une personne, d’une communauté au Kenya, alors que c’est aussi, en général, une menace pour chaque être humain, partout sur la planète.

 

 

 

Il y a cinq ans, le fermier kenyan Kisilu Musya a commencé à filmer sa famille, son village, les inondations, les sécheresses et les orages et c’est l’impact du changement climatique qu’il documente. Lorsque la maison de Kisilu est détruite par une tempête, le cinéaste autodidacte décide de lancer un mouvement d’agriculteurs solidaires et appelle à l’action. La lutte de Kisilu le mènera à Paris pour la COP21, où il va se confronter à l’inertie, la bureaucratie et l’arrogance. Thank You for the Rain est l'histoire captivante d’un optimiste infatigable, qui teste les limites de la lutte pour un monde plus vert.

 

Julia croit que les cinéastes peuvent être des changeurs. C'est une réalisatrice et productrice norvégienne passionnée par les histoires de personnages qui peuvent attirer l'attention sur les problèmes sociaux et environnementaux d'une nouvelle manière, défier les stéréotypes et créer un impact. En 2015, elle a remporté le prix One World Media, a été nominée pour le prix Grierson et a figuré sur la liste des moins de 30 ans des jeunes Européens «définissant les médias mondiaux».

 

 

L'Objectif de Bronze - Prix pour les Droits de l'Homme est attribué à A Woman Captured de Bernadett Tuza-Ritter.

 

Un film très émouvant et beau qui nous interpelle, qui nous rappelle que autour de nous il y a des gens qui sont des situations critiques qui ont besoin de notre aide pour se relever et retrouver leur espoir et dignité humaine.

 

 

Etre retenu comme esclave en Europe aujourd’hui, cela semble impossible. Pourtant, c’est le cas de millions de personnes. Marish, 52 ans, est retenue captive par une famille depuis 10 ans et est forcée de travailler sans recevoir de rémunération. Elle a oublié ce à quoi ressemble la liberté et a perdu toute volonté de s'enfuir. Tirant courage de la présence de la réalisatrice, elle décide d'échapper à l'oppression insupportable et de recouvrer sa liberté. Ce film raconte l’histoire passionnante d’un être humain qui retrouve sa dignité et sa foi en la vie.

 

Bernadett Tuza-Ritter est une réalisatrice hongroise indépendante et un éditrice spécialisée dans les documentaires de création et de fiction. Elle a étudié la réalisation et le montage à l'Université du Théâtre et des Arts du Film de Budapest. En 2013, elle a travaillé en tant que réalisatrice dans le cadre du projet 'Cinetrain - Russian Winter' qui a remporté le prix du public au festival documentaire Vision du Reel. Membre du HSE et de l'Académie hongroise du cinéma, son premier long métrage documentaire A Woman Captured a été présenté pour la première fois au Concours principal IDFA 2017. Après sa première mondiale, il a été sélectionné par le Sundance Film Festival 2018 - World Cinema Documentary Competition, et sera ainsi le premier long métrage hongrois à participer à Sundance, en janvier 2018.

 

 

Le Prix Spécial du Jury est attribué à Taste of Cement de Ziad Kalthoum.

 

Pour l'originalité et l'innovation du langage cinématographique. L’équipe du film est principalement composée de jeunes réalisateurs syriens. Nous avons tous trouvé que c’est l’un des films les plus innovants et originaux de la sélection. Il nous a rappelé que le film, c’est avant tout de l’art visuel. Et qu’il est encore possible d’utiliser les méthodes de l’art visuel pour aborder les sujets importants, touchants et sérieux du monde actuel.

 

 

À Beyrouth, des ouvriers du bâtiment syriens construisent un gratte-ciel alors que chez eux, leurs maisons sont bombardées. Coupés de leur pays d’origine, ils se rassemblent le soir devant un petit poste de télévision pour suivre les nouvelles syriennes. Rongés par l’angoisse, privés de leurs droits les plus fondamentaux, ils continuent de croire qu’une autre vie est possible. Ziad Khaltoum compose un essai déchirant sur ce que signifie une vie en exil dans un monde en guerre.

 

Ziad Kalthoum est né à Homs en 1981, il a été diplômé après des études de cinéma. Il a travaillé comme assistant réalisateur sur plusieurs films, séries et programmes télévisés.